Société

Service militaire obligatoire : la présidence clarifie le cadre et les enjeux

Le porte-parole de la présidence de la République, Théophane Nzame Nze Biyoghe, s’est exprimé mercredi 21 janvier 2026, sur plusieurs sujets d’actualité nationale, dont la question de l’instauration du service militaire obligatoire, qui suscite de nombreux débats au sein de l’opinion publique. À cette occasion, il a apporté des éclairages sur le fondement et les modalités futures de cette mesure, selon des informations rapportées par l’Agence Gabonaise de Presse.

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires croissants à l’échelle régionale, les autorités gabonaises envisagent un renforcement du dispositif de défense nationale, intégrant à la fois la formation citoyenne, l’apprentissage de compétences professionnelles et la préparation à la sécurité collective. Interrogé sur cette orientation, le porte-parole de la présidence a tenu à replacer le débat dans son cadre juridique et institutionnel.

En introduction de son intervention, Théophane Nzame Nze Biyoghe a rappelé que le service militaire obligatoire n’est pas une initiative nouvelle, mais une disposition prévue par la nouvelle Constitution. « Avant même l’adoption des textes d’application par le Parlement, il convient de souligner que cette mesure est consacrée par l’article 27 de la Constitution. Les débats à venir permettront d’en préciser le cadre légal, les modalités pratiques ainsi que les éventuelles exemptions », a-t-il expliqué.

Selon lui, cette disposition constitutionnelle répond à plusieurs objectifs stratégiques pour le pays. Introduite en 2024, l’obligation du service militaire inscrit le devoir de défense nationale dans le socle des responsabilités citoyennes. Elle repose sur le principe selon lequel chaque citoyen contribue, à son niveau, à la préservation de la souveraineté et à la sécurité du territoire.

À travers cette orientation, les autorités entendent renforcer la cohésion nationale et élargir les capacités de mobilisation des forces de défense, tout en adaptant le dispositif aux réalités sociales et économiques du pays. Reste désormais aux travaux parlementaires de définir les contours précis de cette mesure et d’en assurer une mise en œuvre équilibrée et conforme aux attentes de la population.

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